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Ma chronique – Contrecoups de Nathan Filer

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Contrecoups_hd
Auteur : Nathan Filer
Editions : Michel Lafon
Pages : 291
Tome : 1
Prix : 19,95€
Date de sortie : 28 août 2014
Public : Adulte
Amazon : Contrecoups

Résumé

«  Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps…
Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit. Il raconte l’enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l’adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l’internement… Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l’hôpital psychiatrique, les soignants débordés, l’ennui abyssal… Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde.
Bouleversant, tourmenté, souvent drôle, Contrecoups est un roman tendre et courageux, porté par une voix absolument unique. »

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Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai tout de suite été intriguée de me fondre dans la tête de Matthew, et je ne suis pas déçue ! Je tiens à remercier les éditions Michel Lafon pour cette très belle découverte.

Que deviendrait votre vie, si rongé par le décès d’un de vos proches vous vous abandonniez à l’espoir qu’il soit toujours à vos côtés ? Vous le découvrirez en lisant l’histoire de Matthew.

J’ai fini ce roman il y a quelques jours et je ne sais toujours pas si je vais trouver les bons mots pour vous parler de ce roman… Car il m’a complètement bouleversée, tout en Matthew appelle notre sympathie même lorsqu’il agit égoïstement. Son histoire est terriblement touchante et en même temps terriblement complexe …

Il faut dire que la schizophrénie est une maladie très sournoise et Matthew en souffre depuis de nombreuses années. Nous allons avec lui revenir sur ses 10 dernières années, avec des épisodes de schizophrénie aigus, nous devons donc tenter de faire le tri dans ce que nous racontent les pensées décousues de notre héros. Et croyez moi ce n’est pas toujours facile, car on ne sait pas très bien s’il hallucine ou s’il nous raconte un souvenir par moment.

Au fur et à mesure de ma lecture j’ai eu le sentiment que ce livre était une sorte d’expiation, que notre héros avait besoin d’expulser tout ses souvenirs, fautes, craintes. Car on se rend vite compte qu’il est constamment en train de revivre le passé, et qu’il ne souhaite qu’avancer. C’est pour ça qu’on s’attache tellement à lui, car il veut ce que tout le monde souhaite : la paix.

J’ai aimé la façon dont l’auteur traite la schizophrénie, il amène ça gentiment au final et en fait même une sorte de personnage secondaire. Le « Serpent » est omniprésent dans le roman même dans l’enfance de notre héros, on voit petit à petit l’ampleur que la maladie va prendre. Mais pas seulement chez Matthews chez un autre personnage mais je vous laisserai découvrir lequel.

Comme dit plus haut, on suit Matthew sur plusieurs mois dans le « présent » et j’ai aimé qu’on ait différentes mises en page selon l’endroit où est notre héros. Sur sa vieille machine à écrire quand il est chez lui, un style plus commun quand il est au centre, les notes manuscrites, les illustrations … Tout ça nous permet aussi de rythmer notre lecture et de comprendre dans quelle phase il se trouve; vous comprendrez vite pourquoi lors de votre lecture.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Matthew, il vous prend aux tripes car avec des mots très simples il arrive à vous émouvoir et à vous expliquer des choses très dures. Simon plane sur le récit et on attend qu’une seule chose le concernant : savoir la vérité. J’ai adoré la grand-mère de notre héros qui amène la petite touche de légèreté même si on sent qu’elle est terriblement triste de voir son petit fils comme ça. Les parents de notre héros n’ont pas fait l’unanimité chez les blogueuses VO mais au final je ne me permets pas de les juger car je ne sais pas comment je gèrerais la perte de deux fils au final…

Le style de l’auteur est vraiment brillant, il nous permet de rentrer dans la tête de Matthew avec facilité. Même si j’ai eu des moments de flous à aucun moment je n’ai eu envie de reposer le roman. Certains passages sont répétitifs, mais en même temps il ne nous ment jamais, on est dans une boucle sans fin entre les cachets, les ateliers, ses crises …

Pour finir, un roman poignant que vous conseille de découvrir dès sa sortie.

9/10

25 réflexions au sujet de “Ma chronique – Contrecoups de Nathan Filer”

  1. J’ai aussi beaucoup aimé le style. Pourtant, j’ai eu du mal à m’y mettre, c’est fou. On dirait que je suis restée extérieure alors que je m’attendais àun feu d’artifices!

  2. Je reste curieuse car je n’ai jamais lu de livre dont la thématique tourne autour de la schizophrénie 🙂 Par contre, je trouve la couverture déprimante… surtout en comparaison de la VO !

  3. Coucou Moody, j’ai enfin pu lire Contrecoups. J’ai bien aimé, même si ce n’est pas un coup de cœur. C’était vraiment originale! Je me suis permis de mettre un lien vers ta chronique (comme tu m’as donné envie de le lire) et que ta chronique est super. Je voulais juste te prévenir. Si cela te dérange; n’hésite pas! Bisous

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