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Ma chronique – Les brumes de Grandville : Monotropa Uniflora de Gwendoline Finaz de Villaine

présentation 1

les brumes de grandville
Auteur :
Gwendoline Finaz de Villaine
Editions : B Editions
Pages : 373
Tome : 1
Prix : 15 €
Date de sortie : 16 Octobre 2014
Public : Y.A
Amazon : Les Brumes de Granville. T.1 Monotropa Uniflora

Résumé

«  Peut-on tomber amoureuse d’une simple voix, d’un esprit, sans y perdre son âme ? 1919. au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égale que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent d’une voix mystérieuse sortie des ombres « J’étais en présence d’un esprit authentique. Un spectre. Je ne pouvais pas le voir, mais je l’entendais parfaitement. Et le pire, dans toute cette histoire, c’est qu’il était doté dune voix déroutante. Son timbre possédait une douceur étrange, mêlée d’accentuations rauques, presque envoûtantes. »

chronique 1

Lorsque l’on m’a proposé de lire ce livre, je dois dire que ma curiosité a été piquée, dans un premier temps, par le titre du roman. Puis j’ai lu le synopsis et je me suis dit « Pourquoi pas?!? » Je tiens à remercier les éditions B pour cette découverte.

Apollonie tout juste arrivée au château de Grandville va voir sa vie totalement chamboulée par une rencontre peu commune… Mais elle ne s’attendait certainement pas à ce que cela prenne une telle ampleur !

Lorsque j’ai ouvert le roman je me suis plongée dedans avec entrain car il y a eu beaucoup de teasing autour de ce roman. J’ai en premier lieu reçu une lettre manuscrite venant de notre héroïne et enfin le livre avec un CD entre autres. Toute cette aura mystérieuse m’a donné l’eau à la bouche et je me suis jetée dessus dès réceptions.

Et j’ai trouvé l’univers et l’idée de base du roman vraiment sympas ! Je ne lis que peu de romances historiques, et encore moins qui se passent en France, mais j’ai réussi à rentrer très facilement dans l’histoire d’Apollonie. J’ai trouvé l‘ambiance post première guerre mondiale très bien choisit pour l’univers qu’à voulu mettre en place l’auteur.

Mais j’ai malheureusement vite déchanté… Et je sais que cela vient tout simplement de certaines tournures de phrases employées. Le style est très lourd et j’ai passé plus de temps à m’interrompre dans ma lecture pour aller voir ce que voulait dire tel mot ou telle phrase (en bas de page) qu’à vraiment m’immerger dans le quotidien de notre héroïne. Et c’est vraiment dommage…

Il y a aussi eu le fait que la partie « fantastique » du roman nous est présentée de manière trop abrupte. J’ai eu les yeux comme des soucoupes en lisant la première « rencontre »; je me suis demandée comment Apollonie n’était pas tout simplement morte de peur. Et forcément le reste m’a paru un peu moins crédible, même si je reconnais qu’une fois ce premier choc passé et intégré, la partie fantastique se mêle très bien au reste de l’histoire.

Mais, car oui il y a un mais, et là je tire mon chapeau à l’auteur, la fin du roman est pleine de surprises et de rebondissements ! On va de révélation en révélation, pour finir par un coup de massue; la nouvelle qui vient tout briser. J’ai trouvé ça très malin de la part de Gwendoline Finaz de Villaine, car croyez le ou non j’ai envie de connaître la suite maintenant !

Au niveau des personnages étant donné que je suis vraiment restée extérieure à cette histoire je n’ai pas vraiment réussi à m’accrocher à l’un d’eux. Apollonie m’est apparue fade par moments et courageuse à d’autres. Hector j’ai eu autant envie de le gifler que de l’embrasser et il en va de même pour presque tous les personnages de ce roman !

Le style de l’auteur est ce qui m’aura le plus fait défaut au final, le fait qu’il soit trop lourd m’a vite posé problème et m’a fait décrocher plus d’une fois.

Pour finir, un premier tome qui ne m’aura pas totalement convaincue mais dont la fin réveille mon intérêt pour la suite !

6/10

18 réflexions au sujet de “Ma chronique – Les brumes de Grandville : Monotropa Uniflora de Gwendoline Finaz de Villaine”

  1. On n’a pas du lire le même livre, je l’ai aussi lu en preview (en deux jours!) et j’ai adoré, je n’ai pas pu le lâcher et la fin m’a épaté 🙂

    1. Comme quoi les ressentis lectures sont comme les goûts et les couleurs … Et comme dit dans ma chronique, oui la fin donne envie de poursuivre l’aventure.

    1. Le livre je peux encore essayer de patienter … 14 jours. Mais le CD ! C’est horrible, j’ai pas de patience, je vous envie trop, j’aurai su qu’il y avait moyen de l’avoir en avant premiere …. :(:(

  2. Il faudra que je juge sur pièces et que j’acquière ce roman. De fait, je l’ai eu en mains, l’ai feuilleté, et n’ai pas constaté de complexité particulière dans les phrases et la syntaxe. Ce que j’appelle complexité du style, des tournures, recherche dans le vocabulaire, se retrouvent par exemple parmi des auteurs du XIXe siècle (Joris-Karl Huysmans, le mouvement décadent) ou du XXe siècle (Julien Gracq, Vladimir Nabokov, Patrick Grainville ou encore Richard Millet). Or, l’écriture de Gwendoline Finaz de Villaine (du moins, en première impression), ne m’a pas semblé aussi complexe que celle de ces écrivains précités. Si son style vous paraît lourd, dans ce cas, Proust est lourd, Zola est lourd, Hugo aussi est lourd. Vous préférez sans doute l’épure poétique d’un Guillevic ou une écriture hachée, laconique telle que la pratiquent presque tous les écrivains contemporains, à l’exception d’une minorité. Pourquoi pas ?

    1. Euuuuuh je n’ai jamais prétendu que Zola ou Hugo n’avait un style lourd …. Certains temps sont employés tel que le subjonctif imparfait, les phrases en patois de la cuisinière, tous les mots d’époque.. Bref c’est dans ce sens là que j’explique j’ai trouvé le style lourd en début de roman. Et entre nous je ne sais pas qui est Guillevic et je n’ai jamais rien prétendu de tel …

      1. Guillevic (1907-1997) était un poète dont le style d’écriture était dépouillé, laconique, ses vers d’une grande brièveté, ses poésies souvent courtes. Pas d’emphase, économie de moyens, sobriété etc.

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